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Allotisse Confier une consultation
Confier une consultation

Comparatif

Allotisse ou le tableur de dépouillement monté à la main

Presque tous les cabinets qui nous appellent dépouillent au tableur. C’est un outil honnête, et sur une consultation à trois devis il n’a pas de concurrent sérieux. Le problème apparaît autour de la quinzième offre, quand la ressaisie devient le travail principal et que la vérification des colonnes passe en dernier, la veille de la réunion. Voici, critère par critère, ce que le passage change et ce qu’il ne change pas.

Le comparatif poste par poste

CritèreAllotissele tableur de dépouillement monté à la main
Temps sur une consultation de vingt devisUne matinée de relecture et d’arbitrageUn à deux jours de ressaisie
Rattachement des lignes au cadreAutomatique sur 94 % des lignes, le reste vous est soumisCopier coller ligne à ligne, entièrement à votre charge
Postes absents d’une offreSignalés case par case, avec estimation issue des autres offres du lotVisibles seulement si vous relisez chaque colonne poste par poste
Écarts de quantitéMarqués au-delà de 10 % du quantitatif de consultationÀ calculer à la main, formule par formule
Référence de prixMédiane régionale issue de dépouillements réels, par poste et par annéeVotre mémoire et vos anciens fichiers, s’ils sont retrouvés
Contrôles administratifsMentions, décennale, RGE à la date de signature, TVA par nature de travauxLecture manuelle de chaque devis, souvent sautée quand le temps manque
Traçabilité d’un montantChaque valeur renvoie à la ligne et à la page du devis d’origineLa cellule ne dit pas d’où vient le chiffre ni qui l’a tapé
Document remis au clientTableau PDF à votre en-tête et note de synthèse motivée par lotUn export à remettre en forme avant de le montrer
Coût direct79 euros HT par mois, ou 199 euros HT par dépouillementGratuit en apparence, un à deux jours d’honoraires par consultation
Réutilisation d’un chantier à l’autreCadres versionnés, vocabulaire appris, dossier conservé douze moisUn nouveau fichier, et la structure à refaire

Ce que le tableur fait très bien

Un tableur ne coûte rien, il est déjà ouvert sur votre poste, et il ne vous impose aucune structure. Vous décidez de vos lignes, de vos colonnes et de vos formules. Pour un chantier d’un seul lot, avec trois offres qui répondent au même bordereau, monter la comparaison à la main prend une demi-heure et le résultat est parfaitement défendable devant un maître d’ouvrage.

Il a aussi un avantage discret : vous savez exactement d’où vient chaque chiffre, puisque vous l’avez tapé. Cette maîtrise complète explique la réticence des architectes à passer à autre chose, et cette réticence est saine. Un dépouillement dont vous ne pouvez pas justifier une case ne vaut rien en réunion, quel que soit l’outil qui l’a produit.

Là où il casse, autour de la quinzième offre

Le tableur ne lit pas les devis. Chaque ligne de chaque PDF passe par vos yeux et par votre clavier, et le temps croît avec le nombre d’offres multiplié par le nombre de postes. À vingt devis et six lots, la journée de ressaisie en devient deux, et la partie qui a de la valeur, la vérification, se fait en fin de course, fatigué, la veille de la réunion de choix.

Surtout, une case vide dans un tableur ne se signale pas toute seule. Rien ne vous dit que l’entreprise B n’a pas chiffré la dépose, sauf à relire sa colonne poste par poste. C’est précisément le contrôle qu’on saute quand le temps manque, et c’est celui dont l’oubli se paye en travaux supplémentaires quelques mois plus tard, devant le client.

La colonne qui n’a pas de formule, la conformité

Aucune formule de tableur ne vérifie l’identité d’un assureur décennal ni la validité d’une qualification RGE à la date de signature d’un devis. Ces quatre contrôles par offre sont manuels, longs et sans intérêt intellectuel : ils sautent presque toujours sur une consultation chargée. Ce sont pourtant ceux dont l’oubli coûte le plus cher au client, puisqu’ils font tomber son aide au financement.

Le taux de TVA relève du même angle mort. Trois taux cohabitent en rénovation selon la nature exacte des travaux, et une incohérence interne à un même devis ne se voit pas dans une colonne de totaux. La confronter ligne par ligne est faisable à la main sur un devis. Sur vingt offres, personne ne le fait, et l’écart se découvre au moment de la facturation.

Ce qui reste une fois le tableau signé

Un fichier de dépouillement termine sa vie dans le dossier du chantier. Les prix unitaires qu’il contient, pourtant les plus utiles que vous possédiez, ne servent plus dès que le tableau est signé, sauf à rouvrir un à un les anciens fichiers en espérant se rappeler dans lequel figurait le prix du mètre carré de ravalement de l’an dernier.

Le même travail versé dans une base structurée par lot, par région et par année vous donne une référence consultable en dehors de toute consultation, et une médiane à opposer au prix d’une offre. C’est la différence entre archiver ses dépouillements et les capitaliser, et elle ne se rattrape pas rétroactivement sur des fichiers dispersés.

Quand l’alternative reste le bon choix

Restez au tableur si vous lancez deux ou trois consultations par an, sur un seul lot, avec des entreprises que vous connaissez et un cadre stable d’un chantier à l’autre. Restez-y aussi si vos offres arrivent déjà au format de votre bordereau, ce qui se produit quand vous travaillez toujours avec les trois mêmes artisans. À ce volume, le temps de ressaisie reste inférieur au temps de prise en main d’un outil, et un abonnement mensuel ne se justifie pas.

Le verdict

Le tableur reste imbattable en dessous de cinq offres. Au-delà, ce n’est plus un outil de comparaison mais un outil de saisie, et le temps qu’il consomme est pris sur la vérification. Si vous dépouillez plus de cinq consultations par an, la vraie question n’est pas le prix d’un abonnement, c’est le nombre de postes manquants que votre relecture de fin de journée laisse passer.

Questions frequentes

Puis-je continuer à travailler dans un tableur ?
Oui. Le cadre de décomposition s’importe au format tableur, avec vos intitulés, vos unités et vos quantités, et le comparatif s’exporte de la même façon si vous devez le retravailler. Le tableau remis au client sort en PDF à votre en-tête, mais rien ne vous oblige à abandonner vos calculs internes.
Mes anciens dépouillements sont-ils perdus ?
Non. Vos anciennes consultations peuvent être reprises pour amorcer votre base de prix dès le premier mois, plutôt que d’attendre trois chantiers avant d’avoir une médiane utilisable. Cette reprise est prévue dans la formule d’agence. Sans elle, la base se remplit naturellement, consultation après consultation.
La prise en main coûte-t-elle une consultation ?
La première demande de poser votre cadre et d’arbitrer un peu plus de lignes que les suivantes, le temps que le vocabulaire de vos entreprises soit appris. Dès la troisième consultation, la part de lignes soumises à relecture chute nettement et le dépouillement tient dans une matinée.

Allotisse ou le tableur de dépouillement monté à la main

Le tableur reste imbattable en dessous de cinq offres. Au-delà, ce n’est plus un outil de comparaison mais un outil de saisie, et le temps qu’il consomme est pris sur la vérification. Si vous dépouillez plus de cinq consultations par an, la vraie question n’est pas le prix d’un abonnement, c’est le nombre de postes manquants que votre relecture de fin de journée laisse passer.